03 juillet 2026 · Par Tucker Vantol
Test de la parawing Flysurfer POW 2
Flysurfer est une marque historique connue pour ses kites double-skin et single-skin, ses parapentes et ses wingsuits ; ils savent donc vraiment de quoi ils parlent en matière de voilures bridées. Pour ce test, Tucker a essayé la taille 4 m pour voir ce que cette deuxième version de la POW apporte de neuf.
Le setup de barre et de bridle
La POW 2 utilise la barre classique en forme de J. C'est une barre plate avec un coude à l'extrémité, offrant une prise confortable pour tirer fort. L'extrémité est joliment effilée pour que les bridles se détachent d'elles-mêmes si elles s'accrochent. Nouveauté sur cette version : Flysurfer a supprimé la connexion de ligne B centrale au profit d'un yoke. Il y a quatre étages de lignes : orange pour l'avant, violet pour le milieu, et rose pour le bord de fuite.
Sur les lignes avant, il y a une extension regroupant les lignes centrales. Cela offre un point facile à attraper pour effondrer les lignes centrales tout en laissant de côté les lignes de winglet gênantes, permettant un concertina complet au centre qui se tasse bien. Les lignes elles-mêmes sont assez rigides pour ne pas se plier et s'emmêler, tout en restant lisses et droites. Elles glissent confortablement entre les mains et comportent des terminaisons tissées, soyeuses, qui n'abîment pas les mains.
Tucker a noté que la suppression de la ligne B centrale libère toute la barre pour le placement des mains. Bien qu'il préfère personnellement placer un doigt devant la ligne A pour un effet de bascule, la forme en J fonctionne bien et n'a rien sur quoi s'accrocher, ce qui est excellent pour éviter les enchevêtrements.

Ligne de harnais incluse
Flysurfer inclut une ligne de harnais originale, faite d'une corde qui se serre avec une bille d'arrêt. Elle comporte des bosses pour ajuster la longueur. Tucker a noté que si la bosse du haut est confortable même avec de longs bras, la ligne est molle, ce qui rend un peu maladroit de la trouver et de s'accrocher. Il a trouvé plus facile de mettre la main dans la boucle, de l'écarter, puis de s'accrocher. C'est appréciable qu'elle soit incluse et réglable le long de la barre, mais elle est plus difficile à utiliser qu'une ligne de harnais fixe traditionnelle avec un matériau rigidifiant ou un sandow.
Construction et design du canopy
Le savoir-faire de Flysurfer en parapente brille dans le matériau du canopy. Il utilise un double skin ultra-léger, durable et hydrophobe, qui permet un rangement vraiment compact. La wing présente des baleines en D et des renforts, avec chaque détail bien fini, doublé et surpiqué à l'arrière pour tenir longtemps sans lâcher une couture.
Les baleines du bord d'attaque sont légères mais porteuses, et Tucker n'a rencontré aucun problème d'effondrement avec elles. Le bord d'attaque profond crée beaucoup de puissance et de structure. Les winglets sont carrés et effilés, gardant bien leur forme sans s'effondrer. Une ligne horizontale à travers l'apex central aide aussi la wing à garder sa forme, et le bord de fuite est simple, bien renforcé, et se tasse super bien tant il est petit et léger.
Tucker a essayé de tirer sur le yoke en étant overpowered pour voir si ça aidait à effondrer la wing et à aplatir la courbe. Ça fonctionne un peu, mais ça met beaucoup de tension sur les doigts et devient inconfortable avec beaucoup de puissance, donc ce n'est pas quelque chose qu'il ferait régulièrement.

Sac à dos downwind inclus
Un atout majeur : le sac à dos inclus, qui fait aussi office de sac de downwind, normalement un accessoire à 100-150 dollars. Il a un design de sac de rangement avec un fond en filet pour laisser tomber le sable, plus des sangles de sac à dos. Il y a une poche arrière pour un manuel ou des accessoires, et une poche avant avec des compartiments intérieurs pour des outils, un téléphone ou une radio, ainsi que des sangles pour une poche à eau ou une antenne. Le clip de poitrine et les sangles de serrage du bas sont recouverts de néoprène pour que les bridles ne s'y accrochent pas.
Tucker a tout de même relevé quelques défauts dans le design du sac :
L'aération du bas permet d'évacuer l'air en pressant, mais elle refoule un peu et n'est pas complètement étanche. Si on met une wing mouillée dedans, une deuxième wing rangée à côté finira trempée.
Il manque un facteur de sécurité. Si on casse un leash et qu'on perd sa board, un sac étanche peut servir de flottaison secondaire. Ce sac se remplit d'eau et devient une ancre flottante, rendant la nage plus difficile.
Le sac de rangement du haut est assez long. C'est bien pour une barre plus longue, mais il peut se remplir d'eau et cogner l'arrière de la tête en cas de retournement.
Malgré ces critiques, ça reste un ajout gratuit fantastique qui évite d'acheter un sac de downwind dédié.

Performance sur l'eau et choix de taille
La POW 2 reste fidèle à sa réputation de wing puissante, facile à voler et stable. Une amélioration majeure par rapport à la V1 concerne la longueur des bridles. La V1 avait des bridles plus longues qu'une envergure de bras, mais la V2 présente parmi les bridles les plus courtes du marché. Même en étant un rider de grande taille, Tucker n'arrivait pas à atteindre le bout des bridles du 4 m.
Le 4 m a une quantité massive de punch. Tucker a noté qu'il a autant de puissance que certaines wings de 5 m du marché, donc il conseille aux riders de traiter le 4 m presque comme un 5 m au moment de choisir la taille. Il a été choqué par le bas de plage, décollant facilement sur le 4 m un jour où il naviguait sinon sur des wings de 5,0 et 5,6 m.
Il a été moins impressionné par le haut de plage, cependant. Il a un haut de plage respectable si on le traite comme un 5 m, mais il reste en retrait comparé à des wings de 4 m plus rapides et à plage plus large. À cause de ce punch massif en bas de plage, il faudra prendre 0,5 à 1 m de moins par rapport à d'autres wings du marché.
Pour qui ?
La Flysurfer POW 2 est une wing phénoménale pour les nouveaux riders qui ont besoin de punch et de puissance pour décoller sur le foil. Elle a un large sweet spot et est très facile à voler. C'est aussi une favorite pour les riders qui font du downwind, grâce à sa puissance rapide pour décoller et avancer. Sa traction vers l'aval correspond parfaitement à la vitesse des vagues, plongeant profondément dans la fenêtre pour vous tirer le long de la face de la vague plutôt qu'à travers elle. En plus, elle se range minuscule et se redéploie très bien, ce qui en fait un excellent outil pour vos sessions de downwind.
Le point de vue Shopkitesurfing Europe
La Flysurfer POW 2 s'appuie sur son ADN de parapente pour livrer une parawing qui frappe au-dessus de sa catégorie et se range plus petite que la plupart. Le 4 m a autant de punch que certaines wings de 5 m du marché, donc le choix de la taille est l'élément le plus important à bien calibrer avant de commander.
Prenez 0,5 à 1 m de moins par rapport à d'autres parawings. Le 4 m a un punch massif en bas de plage qui se paie en haut de plage plus court. Traitez-le comme un 5 m au moment de choisir la taille, et vous débloquerez sa meilleure plage sans vous faire souffler en haut de plage.
La nouvelle bridle basée sur un yoke est une vraie amélioration. Supprimer la ligne B centrale libère toute la barre en L pour le placement des mains, et l'extension de ligne avant repensée facilite l'effondrement du seul centre pour un concertina propre. Les bridles sont aussi radicalement plus courtes que sur la V1 (elles étaient auparavant plus longues qu'une envergure de bras) : même un rider de grande taille n'arrive plus à atteindre le bout des bridles du 4 m.
Une construction de canopy digne du parapente. Le matériau double-skin ultra-léger est durable et hydrophobe, se range minuscule, et tout est doublé et surpiqué. Le bord d'attaque profond garde puissance et structure, et les baleines en D restent porteuses sans s'effondrer.
Idéale pour les nouveaux riders et le downwind. Le large sweet spot et la facilité de pilotage la rendent indulgente pour quiconque apprend encore le mouvement de la parawing, et sa puissance profonde orientée vers l'aval vous dépose sur la face de la vague plutôt qu'à travers elle : exactement ce qu'il faut pour une sortie downwind.
Le sac à dos downwind inclus est un ajout gratuit de 100 à 150 dollars, mais traitez-le comme un sac, pas comme un dispositif de sécurité. Il n'est pas étanche (une wing mouillée rangée dedans trempera une wing de secours sèche), et il se remplit d'eau au lieu de flotter, donc ne comptez pas dessus comme plan B de flottaison si vous perdez votre board.