07 juillet 2026 · Par Tucker Vantol
Test de la parawing Triple Seven PT LTX
Tucker nous présente la nouvelle parawing Triple Seven PT LTX. Grand fan de la PT Skin (une wing single-skin) et de la PT Hybrid (un hybride double-skin/single-skin), il était impatient de voir où la LTX se positionne dans la gamme.
La LTX est conçue pour se situer exactement entre la Hybrid et la PT Skin. Alors que la Hybrid est composée d'environ 50 % de single skin et 50 % de double skin, la LTX présente environ 25 % de double skin et 75 % de single skin. Tucker a d'abord pensé que ce serait peut-être la wing « Goldilocks » : la solution magique combinant le rangement minuscule et le punch en bas de plage de la PT Skin avec la plage haute et la remontée au vent de la Hybrid.
Le système de barre et de yoke
La barre incluse est livrée avec une ligne de harnais à fixation deux points, réglable, permettant de l'équilibrer selon ce que fait le vent et la puissance souhaitée dans la ligne. La barre elle-même est de longueur moyenne à longue, offrant une très bonne stabilité et un bon contrôle tout en restant très facile à ranger.
Tucker adore le bouton sur la barre, qui offre un bon effet de levier quand on navigue overpowered. Il agit comme un point de pivot sur la ligne A, permettant de pousser la wing vers l'avant dans la fenêtre de vent sans se tordre le poignet.
Le système de yoke est codé par couleur pour plus de simplicité :
Bleu : lignes A. Rouge : lignes B et C centrales. Orange : lignes D de frein arrière.
Sur la taille 5,5 m testée, ces couleurs correspondent parfaitement au canopy, les lignes A bleues correspondant au bord d'attaque blanc et bleu.

Rangement et redéploiement
Une grande partie de la fiabilité d'une parawing tient à la facilité avec laquelle elle se range et se redéploie. Les lignes A sont toutes regroupées à partir d'un seul point.
Pour un pliage concertina parfait, Tucker recommande d'attraper les quatre lignes centrales. Le concertina est vraiment serré et se tasse bien dans la main, permettant de replier les oreilles par-dessus les bridles pour tout garder enroulé.
On peut aussi regrouper à partir des lignes arrière pour obtenir un joli paquet si l'on veut toutes les bridles dans une seule main. L'effondrement du canopy est simple, ce qui rend le rangement et le lancer faciles, sans torsion ni enchevêtrement.
Design du canopy et matériaux
La section double-skin de 25 % se gonfle avec l'air venant de l'avant et court sur la majeure partie du bord d'attaque. Cela donne à la wing une traction rigide et efficace au près, et une stabilité dans le vent, l'empêchant de s'effondrer ou de se plier en accordéon. Contrairement à la Hybrid, le double skin de la LTX s'arrête à l'avant du winglet, laissant le reste du winglet en single skin. Ce design aide à éviter que le winglet ne se remplisse d'eau et ne tombe d'un côté, un problème que certains riders rencontrent avec la Hybrid s'ils ne la vident pas complètement avant de relancer.
Le bord de fuite constitue les trois quarts arrière du canopy et est fabriqué dans un tissu extrêmement léger, façon parachute. Il est super résistant, fin et très facile à ranger, une signature des wings Triple Seven. Ils ont simplifié le bord arrière, en n'utilisant des renforts ciblés que là où c'est nécessaire.
Il n'y a pas de baleines dans la moitié arrière, juste quelques baleines de rigidification placées avec parcimonie dans les baleines centrales. Le bord d'attaque comporte des baleines renforcées de type D pour éviter de s'effondrer sous forte puissance, ce qui contribue à son efficacité au près et à son VMG.
Le sac de rangement
La LTX est livrée dans un sac de rangement assorti à la couleur de la wing. Il comporte une aération latérale avec fermeture éclair pour pouvoir tasser la wing et la compresser encore davantage. Il y a aussi une aération en bas pour laisser échapper le sable et l'humidité, plus une boucle de ceinture pour ranger plusieurs wings à la ceinture et les descendre jusqu'à la plage.
Performance : est-ce la wing Goldilocks ?
Alors, la LTX a-t-elle atteint son objectif de solution magique ultime mettant fin à la quête de la parawing parfaite ? Pour Tucker, pas tout à fait. Le quart avant en double skin se range effectivement un peu plus petit que la Hybrid, mais elle perd une partie de l'efficacité et de la magie qui vient d'un profil double-skin plus complet. Il lui manque la forme de profil de foil complète de la Hybrid.
Le haut de plage est une amélioration par rapport à la PT Skin, mais ce n'est pas aussi confortable que la Hybrid.
De l'autre côté, le bas de plage est bon, mais n'égale pas tout à fait le punch de la PT Skin, et elle n'offre pas de réel avantage en petit vent par rapport à la Hybrid.
En termes de comportement, le design du winglet rend la LTX un peu moins stable et plus sujette au flottement que la Hybrid.

Le point de vue Shopkitesurfing Europe
La Triple Seven PT LTX fait le pont entre la PT Skin et la PT Hybrid avec un canopy 25 % double-skin, 75 % single-skin, mais cette répartition ne livre pas tout à fait le « meilleur des deux mondes » que Tucker espérait. Voici comment elle se positionne réellement dans la gamme.
C'est une vraie amélioration par rapport à la PT Skin en haut de plage et au près. Le bord d'attaque renforcé de type D et le quart avant en double skin lui donnent une stabilité et une traction au près que le pur single skin n'a pas. Si vous aimez la PT Skin mais rêvez toujours de plus de plage, c'est une évolution légitime.
Mais elle ne bat pas la Hybrid sur ce que la Hybrid fait de mieux. Sans la section de foil double-skin complète, elle perd en efficacité, en confort de haut de plage et en stabilité. La Hybrid reste le choix de Tucker pour l'eau ouverte et les conditions plates.
Et elle ne bat pas la PT Skin sur ce que la PT Skin fait de mieux. Le bas de plage est bon, mais pas aussi punchy qu'un pur single skin, et on subit quand même l'infiltration d'eau du double skin qui nécessite de la vider avant de relancer : plus lent qu'un single skin, même si plus rapide que la Hybrid.
La barre et le rangement sont bien calibrés. Le yoke codé par couleur (A bleu, centrales rouge, freins D orange), la ligne de harnais deux points réglable, et le bouton pivot pour la navigation overpowered sont tous bien pensés. Le rangement est simple, avec des concertinas serrés et des redéploiements propres.
Choisissez selon votre style de navigation, pas selon l'argument du « juste milieu ». Vous naviguez en eau ouverte et par conditions plates ? Prenez la Hybrid. Vous naviguez dans la zone de déferlement avec des vagues qui cassent, là où le double skin devient pénible ? Prenez la PT Skin. La LTX a du sens si la PT Skin a toujours été presque parfaite pour vous, mais qu'il vous manque spécifiquement plus de remontée au vent et de haut de plage.